Coder un document avec NVivo

Le codage est une activité incontournable pour les chercheurs souhaitant analyser des données qualitatives. Cette activité, qui consiste à relier des segments de données à des catégories, constitue un passage quasi-obligé dans des méthodes aussi diverses que la théorisation enracinée (grounded theory), les méthodes mixtes, la qualitative comparative analysis ou encore l’ethnographie. Le codage des données est à la fois un moyen de réduire et d’organiser le matériau à analyser et de structurer le processus d’analyse pour permettre la conceptualisation.

L’objet de ce post est de vous permettre de comprendre comment coder vos Sources avec des Nœuds (Nodes). Qu’ils soient construits de façon émergente au fur et à mesure de l’analyse ou prédéfinis en fonction de la littérature existante, organisés de façon hiérarchique ou non hiérarchique, les nœuds constituent l’outil principal qui va permettre au chercheur de réaliser son codage. Ils désignent les catégories à l’intérieur desquelles les segments de données seront organisés dans Nvivo. Ces segments peuvent par exemple consister en des phrases, des paragraphes, des zones sur une image ou encore des séquences issues d’une vidéo.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Codage des relations

Dans les démarches qualitatives qui visent à générer des théories (par exemple dans l’étude de cas comparée inductive (Eisenhardt, 1989), en théorisation enracinée (Glaser et Strauss 1967) et plus généralement dans toute méthode de modélisation inductive) il est nécessaire de spécifier les liens que le chercheur établit entre des concepts. En effet, si la théorie se définit comme « L’établissement de relations entre concepts dans un ensemble composé d’assomptions et de contraintes […] Le but d’un énoncé théorique est double: organiser (avec parcimonie) et communiquer (clairement) » le chercheur ne pourra pas se limiter à identifier les concepts mais devra spécifier les relations entre les concepts. Ainsi, de la même manière qu’il est nécessaire de coder selon des catégories conceptuelles, il est nécessaire de coder les relations. Ce post vous explique pourquoi et comment faire cela grâce à l’outil noeud-relation d’NVivo.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Créer et rédiger les mémos

NVivo vous permet de consigner au sein de votre projet les différentes idées relatives aux analyses théoriques, aux choses à faire, aux orientations méthodologiques, etc. via les mémos. Un mémo correspond ainsi à une entrée du carnet de bord d’une recherche. Fini les multiples fichiers Word où vous allez écrire vos commentaires… puis les perdre dans le fouillis des fichiers de votre ordinateur! NVivo se présente donc non pas seulement comme un logiciel de codage mais bien comme un logiciel intégré d’aide à l’analyse dans un projet de recherche.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Matrices : Quantifier l’analyse qualitative dans NVivo

La quantification des résultats d’une analyse qualitative à l’aide de matrices est un sujet de débats récurrent. Si les chercheurs mobilisant l’analyse de contenu ont, depuis de nombreuses années, cherché à quantifier les résultats de leurs analyses qualitatives (Bardin, 2013 ; Bernard, 2011 ; Blanc, Drucker-Godart et Elminger, 2014), les méthodes les plus exploratoires ont tendance à écarter toute quantification afin de privilégier des modes de restitution des résultats plus littéraires (et fortement contextualisés). Ainsi, Corbin et Strauss (2007, p.335) – qui sont deux des principaux contributeurs de la théorisation enracinée – formulent un avertissement aux chercheurs tentés par la quantification : « Souvenez vous que le principal objectif de la recherche qualitative est la découverte et pas le test d’hypothèses. Au tout début de sa recherche, l’analyse ne sait pas forcément quelles variables sont importantes, ce que sont leurs dimensions ou sur quelles dimensions elles peuvent évoluer. » Ce point de vue est également défendu par Lejeune (2014, p.124) qui considère que « les procédures de la recherche qualitative sont spécifiques » et que « leur validité ne provient pas du nombre ou de la quantification. »

Les matrices d’encodage constituent le principal outil de quantification des résultats de l’analyse qualitative offert par NVivo. Même si cette possibilité est offerte par le logiciel, elle ne constitue aucunement un passage obligé dans toute analyse qualitative. Charge au chercheur d’utiliser cet outil avec discernement en tenant compte des objectifs de sa recherche et de la méthode d’analyse qu’il mobilise.

Pour pouvoir créer des matrices d’encodage et quantifier les résultats de votre analyse, vous devez préalablement avoir créé ou importé des sources dans votre projet NVivo, réalisé un codage et, si possible, construit et renseigné les caractéristiques (classifications) du projet.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Créer et gérer un projet NVivo

La création d’un projet dans NVivo constitue la première étape pour utiliser le logiciel. Un projet NVivo est consisté de tous les éléments se rapportant à votre recherche. Il comprend donc des sources (des documents texte mais aussi des vidéos, des sons, des feuilles de calcul ou encore des images), des codes (qualifiés de Nœuds dans NVivo), de représentations visuelles, etc.

La création du projet dans NVivo se traduit par la création d’un fichier dont l’extension est .nvp. Par défaut, les projets créés dans NVivo seront situés dans le dossier « Mes Documents » de votre ordinateur mais vous pouvez – bien entendu – définir un autre emplacement. Tous les éléments se rapportant à votre projet de recherche seront alors hébergés à l’intérieur du fichier .nvp. Comme pour n’importe quel fichier de travail, vous pouvez le sauvegarder sur une clé usb, le partager à l’aide d’un service tel que Dropbox ou Google Drive, l’envoyer par e-mail à vos collègues (les projet NVivo sont cependant relativement volumineux ce qui peut rendre leur envoi difficile).

Dans ce billet, vous apprendrez à créer un projet pas à pas.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Coder les cas en quelques clics avec NVivo

Nous avons vu, dans un post préalable, que la notion de cas renvoyait au niveau d’analyse de votre recherche (l’individu, le groupe d’individus ou l’organisation par exemple). Dès lors, un cas peut se définir dans NVivo comme une occurence de votre niveau d’analyse (et correspondre à un individu particulier, à groupe d’individu particulier ou à une organisation particulière).

Dans NVivo, les cas renvoient à des éléments situés dans le volet Nœuds (Nodes) et plus précisément, dans le dossier Cas (Cases). Nous avons vu préalablement que les cas pouvaient être créés par le chercheur afin d’identifier systématiquement les passages des données renvoyant spécifiquement à chaque individu, à chaque groupe d’individus ou à chaque organisation étudiés dans la recherche. Avouons-le, cette étape est relativement fastidieuse. Nous allons voir qu’il est possible de gagner un temps considérable dans cette étape.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Construire une grille d’analyse à l’aide des Mind Maps

Les cartes heuristiques (Mind Maps) sont constituent un moyen fréquemment utilisé pour organiser visuellement des informations. Ce type d’outil peut servir à brainstormer, organiser des idées, ficher un cours et, dans le cas d’une analyse de données qualitatives, structurer une grille d’analyse. Nous allons voir dans ce billet pourquoi et comment utiliser les cartes heuristiques dans NVivo.

NVivo et les Mind Maps

Cet outil, nouvellement apparu dans NVivo, a vocation a stimuler la réflexion du chercheur et à faciliter la présentation visuelle des résultats. Contrairement à la méthode d’analyse dite des « cartes cognitives », il ne s’agit pas d’un outil spécifiquement dédié à l’exploration et à la quantification des schémas cognitifs d’individus ou de groupes d’individus (e.g. Pralong, 2010). Les chercheurs intéressés par cette méthode et souhaitant donner une assise empirique à leurs résultats pourront, bien sûr, s’appuyer sur les fonctionnalités de codage habituelles de NVivo et en particulier, sur le codage des noeuds et sur le codage des relations. La fonctionnalité Mind Maps de NVivo permet de construire des représentations visuelles hiérarchisées et de construire des Nœuds (Nodes) à partir de ces dernières.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Utiliser les caractéristiques de cas

Nous avons déjà parlé précédemment des caractéristiques de la source qui permettent d’organiser efficacement les informations descriptives relatives à vos données. Nous allons maintenant aborder les Caractéristiques de cas (Case classifications).

La notion de Cas (Case) dans NVivo renvoie directement à la question du niveau d’analyse de votre projet. Si le niveau d’analyse de votre recherche est l’individu, vous devriez retrouver autant de cas dans votre projet NVivo que d’individus composant votre échantillon. Il vous sera alors possible d’associer à chaque cas des informations socio-démographiques telles que l’âge, le sexe ou encore la profession.

La question se pose de la même manière si votre niveau d’analyse est le groupe (la famille par exemple). Dans ce cas, chaque groupe renverra à un cas dans un projet NVivo et vous pourrez associer à chaque cas des informations descriptives liées au nombre de membres ou encore à la composition du groupe.

Pour les chercheurs issus des champs du management ou de la sociologie des organisations, la notion de cas renvoie fréquemment à un niveau d’analyse précis, l’organisation. Les caractéristiques de cas vous permettront alors de mettre en oeuvre les prescriptions de Yin (2014) ou encore Eisendhardt (1989) qui insistent sur la gestion méthodique des données comme préalable à la comparaison des cas dans une étude de cas multiple. On peut alors imaginer qu’à chaque organisation soient associées des informations telles que l’effectif, le secteur d’activité ou encore le chiffre d’affaires.

Sans entrer dans des efforts de définition de la notion de cas qui risqueraient de nous conduire à sortir du sujet de ce billet, retenons simplement que dans NVivo, un cas renvoie donc à une occurence de votre unité d’analyse.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Organiser les sources avec les caractéristiques

L’analyse qualitative repose sur des sources qu’il convient d’organiser. L’enjeu de cet article est de vous permettre d’adosser des informations descriptives à vos sources de données qui vous permettront de trier, de classer ou encore de comparer vos sources durant l’analyse.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Importer et transcrire des vidéos

Les chercheurs qualitativistes ont longtemps considéré les données textuelles (retranscriptions d’entretiens, notes d’observation, données de seconde main) comme le seul type de matériau à pouvoir être analysé. Le problème, c’est que les retranscriptions d’entretien accordent une attention exclusive aux éléments non verbaux de communication. Travailler sur la base de vidéos, qui associent ce qui est dit, le contexte spatial, les actes, etc. peut se révéler plus riche et amener à proposer de nouvelles connaissances.

Lire la suite…

Partager cet article Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn